Jean Jaurès

Né le 03 septembre 1859
Décédé le 31 juillet 1914
(à l'âge de 54 ans)

Jean Jaurès naît le 3 septembre 1859 à Castres. Il est issu d’une famille de modeste bourgeoisie provinciale. Brillant élève, il est reçu premier au concours d’entrée à l’école normale supérieure de la rue d’Ulm, dont il sort agrégé de philosophie. Jaurès devient maître de conférence à la faculté de Toulouse. Tenté par la carrière politique, il est élu député du Tarn aux élections de 1885. Non inscrit, il siège au centre gauche. Ses propositions de réforme sociales sont remarquées.

Battu en 1889, Jaurès reprend son enseignement à la faculté de Toulouse. Il est reçu docteur en philosophie en 1892 avec sa thèse principale De la réalité du monde sensible et sa thèse secondaire en latin, Des origines du socialisme allemand chez Luther, Kant, Fichte, et Hegel.

Il continue également son activité politique ; depuis 1887, il collabore à la radicale " Dépêche ", et il devient conseiller municipal, puis maire adjoint à l’instruction publique de Toulouse (1890-1893). Son expérience, sa connaissance des milieux ouvriers et des militants socialistes, ses travaux et ses recherches l’orientent vers le socialisme. Suite à la grève des mineurs de Carmaux et leur victoire, les ouvriers de Carmaux demandent alors à Jaurès d’être leur candidat à l’élection partielle. Jaurès devient le député socialiste de Carmaux le 8 janvier 1893.

C’est avec l’affaire Dreyfus que Jaurès rentre pleinement dans l’histoire.
Battu aux élections de 1898, Jaurès devient directeur du journal, La petite république. C’est dans les colonnes de ce journal qu’il publie les preuves relatives à l’affaire Dreyfus. Il dirige une Histoire socialiste de la France contemporaine pour laquelle il rédige les volumes consacrés à la Révolution française (1901-1903).
La défense de la République devient son objectif.
Jaurès et son Parti Socialiste Français s’engage nettement en faveur du bloc des gauches et du gouvernement Combes (1902-1905) qui prépare le vote de la séparation des églises et de l’Etat (Décembre 1905).Jaurès, vice-président de la chambre en 1902, n’est pas réélu à cette fonction en 1904.
Il est réélu député du Tarn en 1902, fonde le quotidien l’humanité en 1904.
Jaurès qui a depuis longtemps une dimension internationale va, les dix dernières années de sa vie, lutter contre la guerre. Mais les événements vont se précipiter. L’assassinat de l’Archiduc François Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914 met le feu aux poudres. Jaurès tente d’infléchir dans un sens favorable à la paix, la politique gouvernementale. Il se prépare à écrire un article " décisif " sur ce sujet quand il est assassiné à Paris par Raoul Villain, nationaliste exalté, au café du croissant, le 31 juillet 1914.

Jean Jaurès n’a jamais été Franc-maçon.